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  • Monde & VIE : à la une du dernier numéro



     

    MONDE ET VIE - FÉVRIER 2013
     
     
    Pape de dialogue mais animé d’une foi profonde,
    Benoît XVI a consacré
    son pontificat à restaurer l’identité de l’Église
    dans une perspective
    christocentrée.
    Retour sur son pontificat.


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    L'EDITORIAL D'ERIC LETTY
    Elle est la devise qui, dans les fameuses « prophéties » de saint Malachie, correspond au pape Benoît XVI. Il me semble qu’elle convient bien au Saint-Père, pape de dialogue et de conviction, d’ouverture et de fermeté, artisan de paix au sens des Béatitudes. Le pontificat qui s’achève, le premier depuis sept siècles à prendre fin par une renonciation, est de ceux qui auront compté.
    A l’inverse de Jean-Paul II, devenu pape à 58 ans, Benoît XVI a été élu au trône de Pierre à un âge déjà avancé. On pouvait craindre que cet intellectuel, ce théologien finalement mal connu, ce vieil homme aux cheveux blancs, ne fût pas de taille à succéder à un pape à la forte personnalité, voyageur infatigable, médiatique, d’un étonnant charisme, attirant les foules.
    En somme, Jean Paul II, en vingt-huit ans de pontificat, n’avait-il pas retaillé la fonction papale à sa propre dimension? Quelqu’un d’autre pouvait-il se glisser dans l’image qu’il lui avait donnée, surtout
    quand la différence entre les tempéraments et les physiques parassait si nette ? Bien sûr, Benoît XVI avait été le proche collaborateur de son prédécesseur, mais on voyait bien que les deux hommes n’étaient pas faits du même bois. Eh bien non, ils n’étaient pas fait du même bois et cependant Benoît
    XVI fit beaucoup mieux que d’endosser l’héritage de son prédécesseur:très vite, il imposa son propre style, sa propre image. Notre collaborateur Christophe Mahieu, qui se trouvait aux Journées Mondiales de la Jeunesse à Madrid, me disait à quel point l’avait marqué le spectacle – ou la vision – du pape à genoux devant le Saint-Sacrement, communiant dans l’adoration avec deux millions de jeunes fervents et silencieux. Je n’étais pas moi-même sur place, mais j’ai suivi sur mon écran de télévision cette soirée miraculeuse par la présence sensible et évidente du Saint-Esprit, et je pense moi aussi que c’est cette image qui symbolise le mieux le pontificat de Benoît XVI. La voilà, la gloire de l’olivier: elle n’éclate pas, mais s’exprime et se répand par cette foi profonde, dans cette paix certaine, dans l’intériorité de la prière du pape et des jeunes. C’est le miracle Benoît XVI. Il n’a pas touché que les jeunes. Ce pape que ses détracteurs prétendaient intolérant, voire sectaire, est apparu comme un pape à la fois de conviction et de dialogue, soucieux de restaurer l’unité des catholiques, de chercher la réconciliation entre les chrétiens, mais aussi de converser avec les fidèles des autres religions, le judaïsme et aussi l’islam, pour promouvoir la paix dans des circonstances dramatiques, qui voient se multiplier les persécutions contre les chrétiens et contre l’Eglise dans de nombreux pays. Il a voulu s’adresser aussi aux incroyants, en s’appuyant pour les toucher sur la raison et l’intelligence, comme lorsqu’il s’est adressé aux intellectuels français venus l’écouter aux Bernardins. Ce dialogue a laissé des traces, et des belles : j’en veux pour preuve le beau texte de Luc Ferry, paru voici quelques jours dans Le Figaro sous le titre « Benoît XVI, le théologien de l’amour. » Cette théologie de l’amour, il l’a enseignée au monde avec autorité et audace, comme lors de sa visite au Liban, visite que le patriarche maronite Béchara Raï considérait comme « une soupape de sécurité en ce temps d’instabilité pour un peuple chrétien qui lutte pour confirmer son enracinement en sa terre. »
    Que l’on ajoute foi ou que l’on soit, comme moi, sceptique, les devises de saint Malachie ont souvent « collé » aux derniers papes, depuis Benoît XV, le pape de la Grande guerre (« la religion dépeuplée ») à Jean-Paul II (« du travail du soleil »).Mais décidément, rien ne peut mieux convenir à Benoît XVI que « la gloire de l’olivier ».
     
     
     
     
     
  • Le pape modife la constitution apostolique, le conclave avanc

    http://www.latribune.fr/depeches/reuters/le-pape-modife-la-constitution-apostolique-le-conclave-avance.html